shadok
Technologie

La meilleure app c’est celle qu’on ne fait pas

 

 

L’application, la plate-forme, le “soft”, autant de choses qui semblent intimement liés à l’univers startup. La première question que nous posaient les investisseurs au lancement de Cameo était : “Vous en êtes où de la plate-forme ?”. Une question irrémédiablement suivi d’un discours de sourds:

“- On a pas de plate-forme
- Ah, vous partez sur une app ?
- Non
- Vous avez pas de tech alors ?”

Nous sommes arrivés à une ère où on ne peut exister qu’en créant un nouveau monolithe, plus grand et plus large que les 20 autres déjà existants.

Quand j’ai commencé en tant que développeur, je me souviens de ma première revue de code par mon TechLead qui, en supprimant la moitié de mon code, m’a dit “Ne réinvente pas la roue !”. J’avais codé 300 lignes, il l’avait remplacé par deux fonctions externes, sacré optimisation ! Et pourtant chez certains c’est l’inverse : on veut pouvoir “garder le contrôle” en stockant le code sur nos serveurs. Du coup, qui gère la maintenance de ce paquet de code ?

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Arrivé en startup, j’ai découvert un autre aspect : le magnifique cri de l’égo de développeur “Moi j’aurais fait mieux !”. Étant entouré de très bon développeurs, je n’avais aucun doute sur cette affirmation mais la justification “Because I can” ne m’a jamais séduite : faire mieux que les programmes déjà existants (internes ou externes), oui, mais en contrepartie de quoi ? Quelle partie de la brique spécifique “métier”, que personne d’autre ne peut faire, va être retardée pour prouver la supériorité de notre dev team ? Étant un convaincu de l’agile, une voix me soufflait toujours “Quelle partie a le plus de valeur ajoutée pour le client ?”

Depuis quelques années, ces deux populations se sont bien mélangées pour donner des applications étonnantes comme :

  • un système de calendrier de 0, au lieu de s’appuyer sur Outlook/GMail : “Oui, mais le client voulait un trombinoscope, donc on a dû tout refaire”
    une app qui est un repompage du site web : “Mike venait d’apprendre le Swift, on allait quand même pas faire une PWA[1] !”

Et je passe sur ma justification préférée “C’est le client qui le voulait”.

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Mais le client ne sait pas ce qui est possible, sinon il ne ferait pas appel à vous ! Et de plus, j’entends des dirigeants se plaindre des X plate-formes à gérer, chacune avec son UI, son login et ses contraintes.

Vu la richesse de l’écosystème SaaS[2], il serait temps d’être malin en les assemblant comme des Lego, d’en tirer le maximum et de ne développer que la brique métier qui vous est spécifique. On peut commencer à voir émerger des systèmes s'appuyant sur une plate-forme existante (Facebook, Slack, Drive, ...), un back-office personnalisable (NodeRED, Zappier, IFTT, ...) et une brique indépendante qui gère la logique métier. La quantité de code à écrire (et maintenir !) se trouve drastiquement réduite !

Chez Cameo, grâce à notre techno Stan qui fait le chef d’orchestre, nous allons même jusqu’au Seamless System[3] en multipliant les plate-formes supportées. Votre entreprise utilise Outlook ? Stan vous parle par mail. Vous êtes plutôt Slack/Teams ? Utilisez le bot ! Et pour la finition parfaite : vous pouvez changer à tout moment de support, on se souvient de vous sans jamais avoir renseigné un login Cameo. C’est pas de le magie, mais c’est le pouvoir de Stan !

[1] Progressive Web App : Site web ayant les capacités d’une application mobile une fois “installé” sur un smartphone

[2] System as a Service : Produit qui gère l’hébergement d’un service sur des serveurs externes

[3] Système intégré dans d’autres outils. Littéralement “sans couture”

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Jean-Baptiste Richardet
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Jean-Baptiste Richardet

Développeur curieux et passionné, je suis toujours à la recherche de nouveaux terrains de jeux. Après avoir alterné startups et grands groupes, j'ai décidé de créer Cameo avec Jérémy pour créer le nouveau parcours de carrière que j'aurai aimé suivre !