Future of work

Disparition des secteurs d'activités et formation perpétuelle... quelques enseignements de notre voyage au dernier #CES2020

Quand Epoka et Innocherche m’ont annoncé qu’ils nous emmenaient voir le CES à Las Vegas, je me voyais déjà serrer la main à des robots, entrer dans un monde virtuel qui interagit avec mes cinq sens et monter dans une voiture volante. J’ai pris une sacrée douche froide quand j’ai annoncé la bonne nouvelle à mon entourage :
- “Tu sais, le CES c’est has-been maintenant”

- “C’est fini maintenant, il n’y a plus d’innovation”

C’est donc avec un esprit mitigé que je suis arrivé le premier jour sur l’espace d’exposition du CES. Et c’est avec une certaine déception que j’ai dû concéder le point à mes amis : pas de robots passant le test de Turing, pas de révolution virtuelle et (presque, mais nous y reviendrons) pas de voiture volante. Finalement, on y voit ce qu’on voit depuis quelques années, mais en légèrement mieux : des télés 8K pour remplacer la 4K, un peu plus grandes, un peu plus contrastées, des aspirateurs robots qui aspirent un peu mieux la poussière et des voitures électriques un peu plus connectées.

On ne vient plus au CES pour voir du "Waouh" qui ne verra pas le jour mais bien pour découvrir des innovations abouties qui vont changer notre quotidien de demain.

 

Et ce n’est pas pour rien que je cite sans cesse l’exemple des voitures car c’est là que j’ai eu mon épiphanie. En arrivant dans le carré “smart cars”, je m’attendais à voir Tesla, General Motors et j’espérais au moins voir un Renault, Citroën ou Peugeot. Du coup, quand je suis tombé sur les voitures d’Amazon ou de Sony, je me suis senti un peu perdu ! Même le secteur de l'aviation est lui chahuté par des nouveaux entrants comme Hyundai et Uber qui se sont associés pour créer un taxi volant alimenté à l’hydrogène et guidé par de la 5G. 

Est-ce que du coup elle n’est pas là la vraie révolution, la véritable innovation : fini le temps où chacun développait tranquillement son business avec ses deux trois concurrents historiques. Aujourd’hui, un concurrent peut venir de n’importe où, et le nombre d’entreprises chinoises inconnues du grand public, qui présentaient des innovations défiants les stands des géants de la place, ne fait que confirmer la tendance.

L'hydrogène et la 5G : les technologies qui abaissent les coûts et les barrières

Imaginez une ville connectée, des opérations de pointes effectuées à des milliers de kilomètres, un trafic dense composé de véhicules autonomes et des centaines de milliers de drones qui iront livrer des colis grâce à la 5G... la 5G est déjà opérationnelle et va se coupler à une énergie propre qui est l'hydrogène. 

L'hydrogène contient 3,6 fois plus d'énergie au kg que le kérosène. Cette énergie renouvelable permettra d'imaginer des transports plus propres et moins coûteux.

Vous trouverez un exemple du drone coréen "Doosan" qui peut voler pendant 80 minutes grâce à l'hydrogène et porter une charge de 1kg... piloté grâce la 5G.

 

 

Cette mobilité à faible coût devrait accélérer les transitions technologiques comme au siècle dernier, lors du passage du cheval de trait à la voiture qui s'était fait en 10 ans sur Paris.

La transition vers des énergies plus propres aura lieu en raison de la baisse des coûts
et pas sur des motifs de RSE.

S’arrêter à la prouesse technologique pour juger l’innovation serait passer à côté de la plus grosse leçon de ce CES : il n’y a plus de domaine ma bonne dame ! Hier, on avait peur des GAFAM qui avançaient leurs pions sur la banque et l’assurance, maintenant, n’importe qui peut concurrencer n’importe qui d’autre et bien imprudent sera celui qui se reposera un peu trop longtemps sur ses lauriers.

Des formations plus immersives pour plus d'impacts dans la transformation des entreprises

Dans ce contexte de mouvance permanente, les entreprises doivent développer l'employabilité de leurs salariés grâce à des formations plus courtes, moins coûteuses et avec un réel impact.

Nous avons pu tester des formations en réalité virtuelle avec des gants connectés permettant de ressentir les effets d'une mauvaise action. Cette fonctionnalité haptique doit permettre au cerveau de bien ancrer les conséquences de telle ou telle action. Sommes-nous en présence d'une réponse au fameux serpent de mer "Quel est le ROI d'une formation ? ".

Au même titre que les Actions de Formation En Situation de Travail (AFEST), nous sommes convaincus que la formation par la pratique - réelle ou virtuelle -  deviendra un standard naturel dans les cursus de formation. La carrière via un diplôme acquis en début de carrière ne pouvant plus assurer une employabilité assuré pendant 40+2 ans de carrière, il faut maintenant envisager une "formation perpétuelle".

Ebook - RH, ce qui change dans la formation professionnelle en 2020

découvrir
Jérémy Marlin
icon-linkedin

Jérémy Marlin

10 ans d’expérience de fonctions sales sur des sujets RH (Santé, Qualité de Vie au travail, Absentéisme, Protection Sociale) auprès de TPE, ETI et Grands groupes ont permis à Jérémy de bien comprendre les enjeux de ces entreprises et de la valeur de leur capital humain.