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Digital first ou présentielle : à quoi ressemble la formation idéale ?

Les formations en salle sur une journée, c’est fini ! Mais alors, par quoi les remplacer ? Roman Navalpotro, Custumer Success Director au sein de Numa, a sa petite idée sur la question ! Découvrez la vision de cet organisme de formation pas comme les autres, dont la mission consiste à accompagner les leaders et leurs équipes dans le développement de compétences essentielles pour naviguer dans le changement et s’y construire une carrière excitante.

 

Numa, c’est quoi ?

Numa est un acteur de la formation qui a eu plusieurs vies ! Après un début d’activité dans le secteur de la tech dans les années 2000, l’ouverture d’un lieu dédié aux cultures tech en 2008 (La Cantine), puis la création d’un incubateur de startups en 2011 (Le Camping), Numa s’est de fil en aiguille transformé en organisme de formation. Sa spécialité ? Les formations qui s’adressent aux fonctions encadrantes, construites autour de cinq grandes compétences : créer un produit innovant, développement personnel et leadership, management, connaissance de l’économie digitale et connaissance des métiers digitaux.

Vous vous dites que cette offre répond aux nouveaux enjeux de la formation professionnelle en permettant le développement des soft skills ? Oui…et non !

« Chez Numa, précise Roman, on préfère parler de compétences indémodables et dire aux entreprises que c’est en les maîtrisant que leurs salariés ne seront pas obsolètes ».

 

Voilà une approche qui permet aux entreprises de s’adapter à l’évolution du travail, en offrant à leurs collaborateurs la possibilité de s’approprier des méthodes de travail pour gagner en agilité et en efficacité en toutes circonstances.

 

Revaloriser le temps de formation en présentiel

revaloriser formation en présentiel

Si Numa pense la formation sous l’angle « digital first », pas question pour autant pour Roman Navalpotro d’affirmer qu’il faudrait complètement abandonner les formations en présentiel.

« Il y a beaucoup de formations en présentiel qui sont excellentes. Le problème tient simplement au fait qu’il n’y pas toujours de gestion du développement des compétences. La bonne nouvelle, c’est qu’après le COVID, les entreprises sont désormais capables d’expliquer leur souhait de recourir au présentiel. » 

 

Conclusion ? Aujourd’hui, le vrai débat au sein des entreprises ne doit pas consister à opposer présentiel et distantiel, mais plutôt porter sur l’objectif pédagogique et le format le plus adapté au business concerné. Le Custumer Success Director établit ainsi un lien un fort entre formation en présentiel et culture d’entreprise, en citant volontiers les nouvelles motivations avancées par les employeurs, telles que «Je veux désiloter mes équipes en les faisant se rencontrer sur site », ou encore « Je veux que mes managers ou mes commerciaux, qui ne se croisent jamais, puissent se connaître et échanger ». Bilan des courses : oui, le présentiel a encore du sens, par exemple lorsqu’il a vocation à « réunir les équipes pour faire corps social ».

Ceci-étant, exit « la formation en salle à la papa ». En présentiel comme en distanciel, il est temps de penser formats courts et immersion !

 

Des formats plus courts, mais plus impactants

Face à la tendance du nudge, Roman Navalpotro reste sceptique :

« Nous ne croyons pas du tout à cette idée d’apprendre sans s’en rendre compte. Le processus d’apprentissage est long, et il y a quelque chose de pénible dans le fait de désapprendre pour apprendre de nouvelles habitudes. Cela remet en cause plein de choses chez l’apprenant ! Pour cette raison, on part plutôt du principe qu’il faut rendre le processus d’apprentissage enthousiasmant et excitant. »

temps de formation impactant

En pratique, Numa ne propose donc pas de formations sur plusieurs jours, à la fois pour respecter le rythme des apprenants, mais aussi pour s’adapter aux contraintes des entreprises : 

« Aujourd’hui, on ne fait plus deux jours de formation en salle avec 40 personnes, parce que ça veut dire que pendant deux jours, il y a 40 personnes qui n’opèrent plus de business et que l’entreprise perd des points de chiffre d’affaires. Quand vous bloquez ces mêmes personnes plutôt 1h30 par ci par là, l’impact est moindre sur les opérations. En revanche, avec les formats courts, on est sur des séquences plus longues : 1 mois, 2 mois, voire potentiellement 6, parce que le processus d’apprentissage, lui, est long. »

 

Ce rythme est précisément celui adopté par Numa, et retenu pour la formation théorique dispensée dans le cadre d’un cameo. L’apprenant alterne ainsi des phases d’immersion en entreprise avec de courts moments de formation étalés dans la durée, ce qui présente des avantages aussi bien pour le salarié que pour la startup d’accueil.

 

Vive l’immersion !

Avec l’AFEST, l’immersion en entreprise devient un nouveau mode d’apprentissage. Mais l’immersion, ça ne se résume pas à cette idée de se former en entreprise !

« Je pense que l’immersion, au sens implication concrète en formation, va se développer ! » se réjouit Roman Navalpotro.

« Nous proposons pour cela des contenus actionnables. Cela veut dire qu’il faut fournir des exemples issus du monde de l’entreprise, et des savoirs qui peuvent être mis en action immédiatement. Par exemple, dans tous nos workshops, il y a des cas pratiques à la fin desquels on vous dit « pendant 10 mn, mettez-vous en groupe de 3, ou soyez seul, faites ci, faites ça…qu’en avez-vous pensé ?». Actionnable, cela veut aussi dire une prime au direct. On ne veut pas aller sur le marché du MOOC qui est un peu froid, on pense qu’il y a une valeur énorme dans l’interaction avec son formateur et avec ses pairs. Enfin, actionnable implique de délivrer une expérience immersive : on veut que l’apprenant soit mis à contribution et pas inactif, neutre, comme s’il était dans un fauteuil » !

 

Vous l’aurez compris : ce n’est pas pour rien que Cameo a bâti un partenariat avec Numa pour proposer des formations certifiantes qui combinent immersion en startup et innovation pédagogique ! Nous cultivons en effet le même souhait de voir les salariés devenir acteurs de leur formation.

 

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Jérémy Marlin
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Jérémy Marlin

10 ans d’expérience de fonctions sales sur des sujets RH (Santé, Qualité de Vie au travail, Absentéisme, Protection Sociale) auprès de TPE, ETI et Grands groupes ont permis à Jérémy de bien comprendre les enjeux de ces entreprises et de la valeur de leur capital humain.